groupe d’échanges et de soutien/ support group and discussion

Ces groupes proposés aux adhérent.e.s ont lieu tous les 1 à 2 mois , ils ont plusieurs finalités :

  • se rencontrer : rompre avec l’isolement, créer une entraide, rejoindre le réseau, partager notre expérience
  • soutenir les étudiants dans leur parcours de formation / identité professionnelle
  • accompagner les professionnels à l’intégration métier / la socialisation professionnelle/ la carrière
  • s’informer, partager nos connaissances et savoirs : revue de presse, présentation livre, article, synthèse de rapport, retour sur participation à des formations, des colloques…

De nombreux sujets y  sont abordés comme :

  • La question des orientations professionnelles et parcours biographiques de chacun, et les motivations à devenir professionnel
  • La question d’un besoin de reconnaissance des professionnel-le-s et d’une revalorisation des représentations liées à ce travail auprès des touts petits.
  • la place des pères et des mères dans les structures…La question de l’implication des pères dans les établissements d’accueil 
  • La question des émotions en jeu dans le travail, notamment dans les rapports entre collègues et dans la relation hiérarchique.
  • la pédagogie consciente du genre : jeu, discussions avec parents
  • les questions de culture, des différences culturelles qui mettent en présence des professionnel-le-s avec des modèles différents et des représentations plus ou moins traditionnels des rôles et des rapports hommes femmes.
  • Les pratiques de la sélection , en école eje par exemple
  • Les hommes dans les équipes de femmes : les attentes envers un homme qui rejoint une équipe ; le travail avec deux hommes ou plus dans une équipe

Les groupes de paroles font  émerger des parcours biographiques et professionnels singuliers mais aussi des similitudes importantes comme la présence de professionnelles petite enfance dans la famille ou l’entourage proche de plusieurs membre de l’association.

Certes les hommes peuvent avoir des bénéfices secondaires à être en situation de minorité mais ils peuvent aussi être confrontés à des discriminations sexistes réelles lors du choix du métier, lors des processus de sélection, en stage lors de la formation et en situation professionnelle. Comme pour les femmes et en reprenant les catégories utilisées par Brigitte Grésy1 dans son rapport remis en mars 20152, le sexisme peut prendre une forme « hostile » ou plus subtil  » ambivalente  » ou  » bienveillante  » . «  Déni de légitimité et absence de reconnaissance entraînant un manque de confiance en soi d’un côté, mise à l’épreuve de l’autre  » ces termes sont pertinents dans la situations inversée des hommes en minorité dans un univers de femmes.

Les formes de ce sexisme hostile sont par exemple le refus par un jury de faire entrer un candidat en formation sur le simple fait qu’il s’agit d’un homme. Sur l’étonnement de voir arriver un stagiaire homme par une directrice de crèche qui lui exprime son incompréhension à sa présence. Il peut s’agir aussi de parents qui expriment leur méfiance et demande explicitement une distance entre leur enfant et le professionnel, voir retire leur enfant de la crèche.

Le sexisme bienveillant s’appuie sur une conception de la complémentarité naturelle entre les sexes et débouche sur des attentes professionnelles stéréotypées. Cela s’exprime par exemple par le fait d’attribuer des qualités et activités dites masculines aux professionnels en les déchargeant des soins aux enfants, « ce n’est pas le rôle d’un homme » ou “flatter“ le professionnel sur ses « capacités dites masculines » à « faire autorité » auprès des enfants, à « apaiser ou réguler» un collectif de femmes par exemple.

2 GRESY Brigitte, Le sexisme dans le monde du travail : Entre déni et réalité , Conseil Supérieur de l’égalité Professionnelle http://femmes.gouv.fr/wp-content/uploads/2015/03/RAPPORT-CSEP-V7BAT.pdf